19 avril 2017
2 min

Elections : qu’est ce qui va changer pour les promoteurs immobiliers ?

    1950
    Reading Time: 2 minutesReading Time: 2 minutesReading Time: 2 minutesReading Time: 2 minutesReading Time: 2 minutesReading Time: 2 minutesReading Time: 2 minutesReading Time: 2 minutesReading Time: 2 minutes

    L’issue d’une élection présidentielle n’a jamais été aussi incertaine, y compris en matière d’immobilier. A quoi les promoteurs doivent-ils s’attendre au lendemain du 7 mai ?

    Il faut être honnête, la pierre ne semble pas être la préoccupation n°1 des prétendants à l’Elysée. Reste que les principaux favoris ont évoqué quelques propositions et mesures qui pourraient bien rebattre les cartes de l’immobilier neuf. Gros plan sur 4 enjeux clés pour la profession.

    Pinel : stop ou encore ?

    Le dispositif Pinel a certes été renouvelé pour 2017… mais l’incertitude continue de régner sur son éventuel prolongement à compter de 2018. A ce jour, Marine Le Pen et Emmanuel Macron semblent plutôt en faveur de son maintien tandis que Jean-Luc Mélenchon souhaite son abrogation. Benoît Hamon plaide quant à lui pour une évaluation du dispositif mais ne cache pas ses doutes sur son efficacité. Du côté de François Fillon, on veut remplacer « Pinel » par une nouvelle formule d’incitation à l’investissement locatif.

    Loi SRU : vers plus ou moins de mixité sociale ?

    D’ici 2025, certaines communes devront disposer d’un parc de 20 % voire 25 % de logements sociaux. François Fillon veut « démonter la logique » de cette loi en assouplissant les planchers de logements sociaux en fonction des territoires. Contrairement à Benoit Hamon, qui vise les 30 % dans certaines zones. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il s’engage à construire 200 000 logements sociaux par an. S’il était élu, les communes qui ne respecteraient pas la loi SRU verraient en outre leurs amendes augmenter. Marine Le Pen désapprouve quant à elle le principe-même de la Loi SRU. Sa proposition : attribuer prioritairement les logements sociaux aux Français…

    Exit l’encadrement des loyers ?

    Parmi tous les candidats, François Fillon apparaît comme le plus fervent défenseur de l’investissement locatif. Il entend réduire les délais d’expulsion des locataires en cas de non-paiement du loyer et souhaite abroger la Loi Alur. A noter que le candidat LR évoque l’idée d’une incitation fiscale auprès des propriétaires qui maintiendraient des loyers bas. Pour Marine Le Pen, l’encadrement des loyers a eu des effets positifs – mais ne peut pas être tenable sur le long terme. Emmanuel Macron estime que cette mesure a eu quelques effets négatifs à court terme ; il ne souhaite pas la maintenir de manière automatique. Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon souhaitent en revanche l’étendre à d’autres métropoles voire la renforcer.

    Quels coups de pouce pour les acheteurs ?

    A chaque candidat sa promesse de campagne : Emmanuel Macron propose de supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des ménages tandis que Marine Le Pen veut renforcer les dispositifs de prêts aidés. A noter que si les candidats Macron, Hamon ou Fillon étaient élus, le PTZ serait maintenu pour le neuf. Le candidat LR plaide en outre en faveur d’une TVA à taux réduit pour faciliter l’accession à la propriété de biens intermédiaires en zones tendues – et souhaite rendre éligible le PAS à 80 % de la population. Jean-Luc Mélenchon souhaite quant à lui encadrer les prix à la vente par le biais de clauses anti-spéculatives et de « chartes promoteurs ».

    Pour le verdict, rendez-vous le 7 mai prochain !

    Partager sur

    Ces articles peuvent vous intéresser